Séminaires doctoraux 2023–24

LE DESSIN, MATIÈRE À PENSER. La pratique du dessin comme productrice de connaissances (en)

Dialogues URA #3 – Séminaire méthodologique



Infos

Dates
Jeudi 1er février 2024
Lieu
Fondation Jeanne & Charles Vandenhove
Hotel Torrentius – Rue Saint-Pierre, 15
4000 Liège
Durée
4 heures
Horaires
après-midi
Prix
Gratuit sur inscription uniquement

Ce troisième séminaire (en anglais) du cycle Dialogues URA 2023–24 aborde des questions méthodologiques. Il explore le rôle du dessin dans la pensée et la pratique architecturale et sa pertinence en tant qu'outil de production de connaissances dans le cadre d'un processus de "recherche par le dessin".

Conférenciers:

Organisateurs: Philippe Vander Maren (Faculté d'Architecture, ULiège), en collaboration avec la Fondation Jeanne & Charles Vandenhove (Liège) et ETH-Zürich (studio Jan de Vylder).

iconeInfo CET ÉVÈNEMENT EST OUVERT uniquement sur INSCRIPTION (PROVISOIREMENT SUSPENDUE)

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Présentation

Dessiner

Dessiner est le moyen par lequel l’architecte définit son rôle. Il ne construit pas il dessine.

P.V. Aureli cité par E. Heathcote “Architects’ drawings in the digital age”, Financial Times, 19/01/2016

Aujourd’hui, face aux nombreux questionnements concernant le rôle du dessin et de sa technique en architecture, il est difficile de ne pas y voir une méthode de projet, de ne pas saisir le moment où il cesse d’être un dessin d’architecture pour devenir « l’architecture ». Dans le même registre et en se situant au sein du débat sur la « recherche par le projet », il convient de s’interroger sur le rôle potentiellement « actif » du dessin dans la production de connaissances.

Situé entre (l’espace de) la pensée et (l’espace de) la construction, le dessin constitue —au départ— l’outil qui oriente le projet, qui définit la production de l’architecture à travers son rôle de médiation. Par le biais de différentes méthodes de représentation, celle de la main levée —par exemple— qui établit un dialogue d’instable aller-retour vers un état non-figé, ou celle du dessin technique, qui décrit un assemblage constructif soumis à la gravité, le dessin entre en relation avec son auteur·e pour atteindre un objectif donné. Une relation liée à une volonté de l’architecte de s’approprier (ou réapproprier) la conduite du processus, au service du projet. Mais c’est dans les plis de cette relation que parfois l’auteur·e devient spectateur·trice, face à un dessin qui —à certaines occasions— parvient à acquérir sa propre « autonomie ». Non pas l’autonomie « figée » de la présentation et représentation du projet, mais une autonomie « créative » produisant des effets transformateurs sur l’auteur·e-producteur·trice lui·elle-même.

Si, dans les arts, l’autonomie de l’œuvre n’est pas mise en cause, en architecture, la relation de l’architecte à son dessin est rarement lue en dehors d’un rapport instrumental dans lequel le dessin sert uniquement de facteur de contrôle sur le projet. Mais que se passe-t-il lorsque la relation est inversée, lorsque le dessin prend le dessus et l’auteur·e se fait spectateur·trice ? Que se passe-t-il lorsque le dessin prend une trajectoire « hors-cadre » et dévoile des pistes de projet et de recherche (in)attendues ? 

Une autre réalité spatiale

Chimæra visualise simultanément des éléments différents, spatiaux et imaginaires en une seule  image. (...) L’œuvre n’est donc pas seulement la description d’elle-même, mais elle définit également une réalité spatiale possible.

G. Paolini in : Paolini, G. et al. 1980, Giulio Paolini, Stedelijk Museum, 10 avril-26 mai, [catalogue de l’exposition], Amsterdam : Stedelijk Museum editions

À partir des postures de trois architectes — Martino Tattara (DOGMA, KULeuven) Adrien Verschuere (BAUKUNST, EPFL) et Jan De Vylder (AJDVIV, ETH-Zürich) — et d’un extrait de leurs archives respectives, cet après-midi d’étude questionne le rôle du dessin en tant que « producteur de connaissances » et, plus particulièrement, comment le dessin cesse —parfois— de constituer un espace de sécurité pour devenir un lieu de réflexion lorsqu’il renonce à son rôle de garant pour dévoiler une nouvelle dimension d‘apprentissage (et donc de recherche).

Trois relations auteur-dessin seront explorées : la relation mentale, liée au dessin-métaphore, conceptuel, renvoyant à une dimension spatiale énigmatique échappant à la réalité ; la relation anatomique, liée au dessin épuré, technique, de la précision plastique, consacrée à la dissection du réel ; la relation momentanée du dessin hybride, du collage, orientée vers l’improvisation et l’exploration libre.

Le débat sera animé par la présence d’un ample spectre d’acteur·trices lié·es à la pratique et à l’étude du dessin, parmi lesquel·les doctorant·es, chercheur·es-archivistes, artistes et praticien·nes (ENSA Paris-La Villette, ENSA Lille, ETHZ, EPFL, KUL, LOCI, UGent, UANTWERPEN, RWTH Aachen University, CIVA et Drawing Matter).

DRAWING MATTERS

3 ARCHITECTS, 3 RESEARCHERS, 3 ARCHIVES
A DIALOGUE IN TWO STEPS

14:00  

WELCOME SPEECH

  • Pierre Hallot (Doyen, Faculté d'architecture, ULiège)
  • Éric Le Coguiec (Vice-Doyen à la recherche, Faculté d'architecture, ULiège)
  • Philippe Vander Maren (Fondation Vandenhove, ULiège)
  • Martina Barcelloni Corte (ULiège–URA)
14:15-15:45

TABLE 1
WHEN DRAWING TAKES OVER

3 EXPLORATIONS

  • « ANDATA E RITORNO »: Jan De Vylder  (JDVIV, ETHZ)
  • « PRIMA DONNA»: Martino Tattara  (Dogma, KULeuven) 
  • « ANATOMICO »: Adrien Verschuere  (Baukunst, EPFL) 

Moderator: Carlo Menon (Accattone magazine, ULB)

15:45-16:00 Pause  
16:00-17:00

TABLE 2
RESEARCH BY DRAWING

3 OPEN QUESTIONS

  • Andrea Anselmo (UCLouvain–LOCI)
  • Joris Kerremans & Hong Wan Chan (UGENT)
  • Maarten Van Den Driessche (UGENT)

Moderator: Carlo Menon (Accattone magazine, ULB)

17:00

CONCLUSIONS

  • Christoph Fink
  • Daniel Buren
17:15 Reception

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