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Terra Fibra architectures

Exposition, vernissage & conférence de clôture



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Du 19 septembre au 19 octobre, la Faculté d'Architecture de l'Université de Liège a accueilli l'exposition "Terra Fibra architectures" et plus de 1 000 visiteurs.

© Nathalie DELMELLE

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Nous remercions chaleureusement notre commissaire, la professeure Sophie Trachte, pour l'orchestration de cette exposition. Nous remercions particulièrement les co-producteurs : le Pavillon de l'Arsenal, amàco et les Grands Ateliers mais également tous les participants : Atelier de l'Avenir, BC materials, Gramitherm, Isohemp, mobic, Paille-Tech, Scidus et Stabilame.

Nous remercions également notre Docteure Honoris Causa 2023, Dominique Gauzin-Müller pour sa conférence de clôture autour de la frugalité heureuse et créative en architecture.

 

À propos de l'exposition

Le défi climatique impose de repenser l’ensemble de la filière de la construction et de l’ancrer dans une transition écologique et régénérative. Cette nécessaire adaptation encourage l’utilisation de techniques constructives tirant parti des ressources naturelles en valorisant notamment les matériaux biosourcés et géosourcés dans l’architecture. Certaines de ces techniques sont éprouvées depuis des siècles, d’autres s’inventent aujourd’hui. Alliant terre crue et fibres végétales, elles mettent en évidence le rôle essentiel de l’intelligence constructive qui utilise dans le bâtiment "la juste quantité du  bon matériau au bon endroit… et au vrai prix" (Dominique Gauzin-Müller). Renforcer l’usage et la complémentarité de ces matières et de leur mise en œuvre offre ainsi l’opportunité au secteur de la construction de se diversifier, de réparer des territoires en soutenant la valorisation de ressources renouvelables locales mais surtout d’éviter l’écueil d’une filière centrée sur une solution hégémonique, modèle très polluant, très gaspilleur en énergie et sans avenir.

À travers des constructions en pisé, terre coulée, bauge, adobe, torchis ou bloc de terre comprimée, des murs isolés en bottes de paille ou en terre-chanvre, des charpentes en bambou et des couvertures en roseau, l’exposition "TerraFibra architectures" dévoile les 40 bâtiments finalistes du TERRAFIBRA Award 2021, premier prix mondial des architectures contemporaines en terre crue et fibres végétales porté par amàco et Les Grands Ateliers.

Coproduite par le Pavillon de l’Arsenal, amàco et Les Grands Ateliers, cette exposition a été inaugurée en 2021 au Pavillon de l’Arsenal (Paris, France) et mise à l’honneur depuis dans une quarantaine de sites, en Europe et ailleurs : écoles d’architecture, universités, salons,  Maisons de l’architecture, etc. Ses commissaires, Dominique Gauzin-Müller et Anne Lambert, y détaillent les projets et expliquent, au travers d'un parcours thématique, les qualités esthétiques et les avantages constructifs et environnementaux des architectures en terre et en fibres végétales. L’ensemble met en lumière la grande diversité et le potentiel des techniques et systèmes constructifs, anciens ou plus récents, qui mettent en œuvre des ressources locales.

L’exposition est organisée pour les fibres selon la plante utilisée (chanvre, paille, roseau, bambou) et pour la terre crue selon les techniques. Des photographies et dessins techniques issus des projets finalistes, complétés par des prototypes et échantillons développés par des producteurs belges, permettent aux visiteurs de toucher du doigt ces matières abondantes, tout en admirant la créativité des architectures présentées.

L’exposition "TerraFibra architectures" confirme que des pratiques vertueuses existent à travers le monde dans des contextes très variés. Enthousiastes, passionnés et généreux, les acteurs de ces réalisations rendent crédible l’utilisation de matériaux biosourcés et géosourcés, et mettent en exergue les aspects économiques, sociaux et écologiques fondateurs de leurs projets et de leur engagement. Ils démontrent qu’il est possible de bâtir autrement, en s’appuyant sur des ressources et des savoir-faire locaux sans renoncer à l’innovation. Ancrées dans leur territoire, ces architectures frugales et créatives ouvrent de nouveaux horizons pour la construction et la rénovation.

L’exposition est ainsi l’opportunité pour l’Université de Liège ainsi que les Facultés d’Architecture, des Sciences et Agro-Bio Tech de se positionner comme des acteurs clés de la transition écologique. C’est également une occasion unique pour la Faculté d’Architecture d’une part, d’affirmer son engagement profond pour l’enseignement d’une conception éco-responsable ou frugale de l’architecture et d’autre part, de mettre en évidence les savoir-faire des entreprises belges qui développent des produits et des techniques valorisant les matériaux biosourcés et géosourcés.

 

À propos de la conférence

Le Manifeste pour une frugalité heureuse et créative dans l’architecture et le ménagement des territoires, lancé en janvier 2018, a créé un mouvement international qui touche 4 domaines d’actions : l’usage raisonné du sol et la transformation du déjà-là ; la réduction des besoins en énergie ; de nouveaux processus holistiques et collaboratifs pour la conception et la construction ; une priorité aux matériaux biosourcés, géosourcés et de réemploi. L’objectif est une architecture plus respectueuse du vivant, qui valorise ressources et savoir-faire locaux en cherchant l’équilibre entre tradition et modernité. Les 40 finalistes du TERRAFIBRA Award proposent des exemples inspirants de cette nouvelle manière de concevoir et de bâtir.

 

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