Mandat d'assistante 2-4-6 pour Aline Romboux
Faculté d'Architecture | UR AAP
Aline Romboux est assistante 2-4-6 au sein de la Faculté d'Architecture. Nous lui avons posé quelques questions.
Pouvez-vous nous rappeler brièvement votre parcours ?
Je suis diplômée d’un master en architecture de l’Université de Liège depuis 2023. Lors de mon travail de fin d’études, intitulé « Intégration du bambou dans les forêts wallonnes : une opportunité pour nos forêts et pour le secteur de la construction », j’ai eu l’occasion de développer des compétences en analyse territoriale, en sélection d’espèces végétales adaptées à nos climats, ainsi qu’en évaluation du potentiel constructif du bambou.
Ce travail a finalement constitué le point de départ de ma recherche doctorale actuelle.
Vous avez un mandat d’assistante au sein de la faculté. Duquel s’agit-il et quelles conditions y sont attenantes ?
J’occupe un poste d’assistante-doctorante 2-4-6 depuis septembre 2024. Ce mandat s’étend sur six ans et répartit le temps de travail entre la recherche et la formation doctorales, les missions pédagogiques ainsi que le service à la communauté.
Quels sont les avantages/inconvénients à combiner la recherche et l’enseignement ?
Je vois beaucoup d’avantages à combiner enseignement et recherche. D’abord, cela permet de prendre du recul par rapport à son sujet de thèse et de ne pas être constamment plongée dans la recherche. C’est également l’occasion de développer des compétences complémentaires : pédagogie, communication, accompagnement des étudiant·es … En parallèle, nous suivons des formations pour améliorer nos pratiques d’enseignement, ce qui est particulièrement enrichissant. Ces missions pédagogiques nourrissent aussi ma pratique d’architecte et de chercheuse. L’inconvénient principal reste la gestion du temps. Jongler entre recherche, enseignement et autres missions demande une organisation rigoureuse et une bonne capacité d’adaptation.
Parlez-nous de votre recherche : sur quoi porte-t-elle ?
Ma recherche s’intéresse au potentiel du bambou comme matériau de construction bas carbone et circulaire en climat tempéré, avec la Wallonie comme zone d’étude principale. Elle s’inscrit dans les objectifs européens de transition vers une économie circulaire et neutre en carbone, ainsi que dans l’ambition d’améliorer l’efficacité énergétique du parc immobilier existant d’ici 2050. Face aux pressions croissantes exercées sur nos ressources forestières, le bambou représente une piste prometteuse pour le secteur du bâtiment, notamment en isolation thermique. Ma thèse poursuit deux grands objectifs : évaluer l’adaptabilité de certaines espèces de bambou à nos climats tempérés et démontrer leur potentiel dans des stratégies de rénovation durable. Pour cela, ma méthodologie combine revue de la littérature scientifique, expérimentations en laboratoire et analyses de cas concrets.
Comment avez-vous opté pour ce champ de recherche ?
J’ai développé assez tôt un intérêt, de manière générale, pour les matériaux biosourcés, et plus particulièrement pour le bambou. Plus jeune, j’ai voyagé en Asie et ce matériau m’avait déjà beaucoup fascinée, tant pour ses qualités techniques que pour ses usages dans la construction. Quelques années plus tard, j’ai choisi d’approfondir cette thématique dans le cadre de mon mémoire, encadré notamment par Sophie Trachte, qui s’est montrée enthousiaste à l’idée de développer un sujet de recherche sur le bambou et son potentiel dans nos pratiques constructives, avant d’évoluer vers l’élaboration d’un projet de thèse. Elle m’a alors donné les clés méthodologiques nécessaires pour explorer ce potentiel dans le cadre d’un travail scientifique.
Par qui votre recherche est-elle encadrée et quelle expertise ces personnes pourront-elles vous apporter ?
Ma recherche se situe à la croisée de plusieurs disciplines : l’architecture, l’agronomie et les sciences des matériaux. Elle bénéficie donc d’un encadrement très complémentaire. Elle est supervisée par Sophie Trachte, professeure à la faculté d’architecture de l’ULiège, spécialisée dans la conception et la rénovation durables, circulaires et régénératives des bâtiments. Mon co-promoteur est Tom De Mil, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech et spécialiste de l’impact du changement climatique sur les arbres. Je bénéficie également de l’accompagnement des membres de mon comité de thèse : Pierre Latteur, spécialiste des structures bois, Thomas Pardoen, expert en ingénierie des matériaux et des procédés, Jérôme Delcarte, directeur de l’Unité de Valorisation des produits, de la biomasse et du bois au CRA-W, ainsi que Jean-Marc Henin, ingénieur agronome et directeur du laboratoire LTB du CRA-W.
Un mot pour la fin ?
Sortir de son domaine d’étude initial n’est pas toujours évident, mais c’est aussi ce qui rend cette aventure particulièrement stimulante. J’apprends énormément au quotidien et j’ai la chance d’être très bien entourée pour mener cette recherche à bien.
Je profite de ce mot de la fin pour remercier toutes les personnes qui m’ont aidée à construire ce projet, me permettant de consacrer mon travail à un sujet qui me passionne.
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