Mandat d'assistant 2-4-6 pour Baptiste Drugmand
Faculté d'Architecture | UR AAP
Baptiste Drugmand est assistant 2-4-6 au sein de la Faculté d'Architecture. Nous lui avons posé quelques questions.
Pouvez-vous nous rappeler brièvement votre parcours ?
Après des études à Mons, je suis arrivé à l’Université de Liège en 2019 pour entamer un master à la Faculté d’architecture. Ces deux années m’ont permis de me familiariser avec l’intervention sur le bâti existant à travers les cours à options. La réalisation de mon travail de fin d’études sur l’évolution des abris ferroviaires en Belgique (1835-2021) a été l’occasion de combiner ma passion pour les chemins de fer avec mon nouveau bagage universitaire. J’ai aujourd’hui la chance d’approfondir cette thématique à travers un projet de thèse.
Vous avez un mandat d’assistant au sein de la faculté. Duquel s’agit-il et quelles conditions y sont attenantes ?
Depuis septembre 2022, je suis engagé en tant qu’assistant 2-4-6. Ce mandat me permet d’avoir un emploi du temps varié entre recherche, enseignement et service à la communauté. C’est un format très intéressant et complémentaire.
Quels sont les avantages/inconvénients à combiner la recherche et l’enseignement ?
Ces deux activités sont si complémentaires qu’il n’y a pas vraiment d’inconvénients. Les activités d’enseignement permettent de partager des thématiques et problématiques qui me sont chères avec les étudiants. Inversement, l’enseignement et les échanges avec les autres professeurs sont très enrichissants pour faire évoluer mon propre sujet de recherche. Cette combinaison est très bénéfique pour découvrir différents aspects de la vie universitaire. Elle permet aussi de contrebalancer l’aspect solitaire du doctorant avec l’aspect social de l’enseignement.
Parlez-nous de votre recherche : sur quoi porte-t-elle ?
Je travaille sur une composante de l’architecture ferroviaire, celle des charpentes des couvertures des quais de gares construites durant la période 1835-1914. Il s’agit de comprendre, dans une perspective historique, les processus d’étude, de construction et de transformation de ces charpentes jusqu’à aujourd’hui en considérant les acteurs qui y sont liés. L’approche de ces constructions me permet d’explorer un vaste secteur de la construction du XIXe siècle à différentes échelles de décision et d’acteurs. L’objectif est de suivre l’effet d’une décision prise par le gouvernement jusqu’aux moindres détails constructifs.
Comment avez-vous opté pour ce champ de recherche ?
Les chemins de fer ont toujours été une passion pour moi. Il s’agit d’une source inépuisable de motivation qui est devenue le fil conducteur de toutes mes activités. Grâce à de nombreuses visites ferroviaires à travers le pays et à mon engagement auprès de l’ASBL Patrimoine Ferroviaire et Tourisme, j’ai ainsi pu découvrir l’ampleur et la richesse de l’architecture ferroviaire qui m’ont durablement marqué. En revanche, la valeur de ce bâti me semble aujourd’hui très peu perçue, voire mal comprise, à travers les politiques d’intervention actuelles. Ce constat m’amène à m’intéresser à ce bâti peu connu et surtout à donner un coup de projecteur sur les spécificités de cette architecture. J’espère pouvoir participer de cette manière à encourager une meilleure prise en compte de ces valeurs dans les futurs projets de réhabilitation, aussi bien dans le monde ferroviaire que dans celui de l’architecture métallique en général.
Par qui votre recherche est-elle encadrée et quelle expertise ces personnes pourront-elles vous apporter ?
Ma thèse est encadrée par Philippe Sosnowska, archéologue du bâti, et Claudine Houbart, architecte et historienne de l’art spécialisée dans les théories du patrimoine. Ces deux professeurs sont attachés au laboratoire DIVA de la Faculté dans lequel je travaille. Je n’oublie pas l’apport déterminant de Patrick Hoffsummer, promoteur de mon travail de fin d’études à l’origine du projet. D’autres personnes-ressources, comme Stéphanie Van De Voorde et Louis Vandenabeele, ont rejoint mon comité de thèse. Je bénéficie également d’un suivi régulier de l’association Rails et Histoire et plus spécifiquement de Karen Bowie et Véronique Veston. Cette équipe interdisciplinaire est très bénéfique pour faire évoluer progressivement le projet dans des directions variées et passionnantes.
Avez-vous quelque chose à ajouter ?
Ce projet de recherche constitue finalement une synthèse de l’ensemble de mes centres d’intérêt, mais également des outils et des connaissances que l’on m’a transmis à travers mes études. Il combine l’histoire ferroviaire, l’histoire de la construction et l’histoire de l’architecture. La méthodologie mobilise à la fois le dessin, des techniques de relevé, des méthodes d’archéologie du bâti, des recherches d’archives, etc. Je souhaite ainsi remercier toutes les personnes qui, par leur transmission de passion, de techniques et de questionnements, ont participé à enrichir le projet.
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